Quand c’est la santé qui décide…

On a l’habitude de faire de nombreux choix au fil de notre parcours. Les raisons ne manquent pas: pour une meilleure qualité de vie, pour avoir plus d’argent, plus de temps, etc. Mais qu’advient-il lorsque l’élément qui nous pousse à changer des choses dans notre vie s’appelle la santé? Qu’arrive-t-il lorsque celui qui tire les ficelles s’appelle notre corps? Sommes-nous davantage portés à écouter les décisions que l’on prend nous-mêmes avec notre cerveau, pour nos soit-disant bonnes raisons, ou celles qui nous sont dictées, à un moment ou un autre dans notre vie, par notre corps, d’une manière implacable, irrévocable, sans même nous prévenir qu’il va nous faire «une proposition»?

Si je devais attribuer une thématique à ces deux derniers mois, en ce qui me concerne, je dirais que pour moi ce fut: «Des choix pour MOI» et laissez-moi vous dire que ce n’est pas nécessairement facile à certains moments…

Mon accident étant survenu il y a 20 ans maintenant, disons, dans des termes simplifiés, que ma jambe donne de puissants signes de fatigue. Je me retrouve donc avec d’importants troubles veineux qui font de mon petit membre inférieur gauche une véritable boîte à surprises… pas toujours agréables. Qu’à cela ne tienne! J’aime ma jambe et je ferai tout pour la garder!

Tout pour la garder? Oui, mais certaines décisions se prennent à reculons, parfois. Explorons un peu cette avenue: j’ai commencé à avoir des ennuis avec ma jambe plus particulièrement il y a deux ans (infections diverses). Au bureau, on s’est inquiété à savoir si ma position pour travailler était adéquate. On a tout fait pour m’aider, on a changé ma chaise de travail, on a installé un repose-pied afin de permettre à ma jambe de  s’allonger un brin… Bref, tout ce qu’il était possible de faire a été fait pour maximiser mon confort au travail. j’en étais fort heureuse et c’est ainsi que le tout s’est poursuivi, une journée après l’autre, jusqu’à l’automne dernier. Un mal sournois s’infiltrait dans ma jambe, m’obligeant à me lever et à faire quelques pas dans mon bureau, ne serait-ce qu’une trentaine de secondes, afin de rétablir une circulation adéquate dans ma jambe. Après quoi, je pouvais continuer. Au début, ces petis arrêts obligatoires étaient très peu nécessaires (une fois en avant-midi et une fois en après-midi). Rien à signaler. Mais plus les mois avançaient, plus les mini-pauses se rapprochaient l’une de l’autre: je devais me lever une fois l’heure, ensuite une fois toutes les 45 minutes, puis une fois toutes les 30 minutes, etc. Finalement, je me suis rendue jusqu’à devoir me lever toutes les 20 minutes… Puis, l’inconfort se transforma en véritables crampes dans la jambe… Que devais-je faire? Je ne voulais surtout pas alerter mes supérieurs, je voulais qu’au bureau il n’y ait AUCUNE différence! Surtout AUCUNE différence! Il fallait que je donne le même rendement que j’avais toujours eu l’habitude de fournir. Pour moi, c’était primordial. Même vital. Il n’était pas question qu’on puisse s’apercevoir de rien. Seules mes bénévoles, ces merveilleuses lectrices qui m’assistent chaque jour dans mon travail, se rendaient bien compte que j’avais mal… À elles, je ne pouvais faire croire que tout allait toujours à merveille. Avec les crampes, il m’arrivait même d’avoir les yeux humides, juste avant de décider de me lever pour une Xièeme fois, le temps de faire passer la méchante crampe…

À partir de ces faits, quelles options s’offraient à moi? Comment éliminer ce mal qui prenait possession de toute mon énergie peu à peu sans que personne n’ait remarqué un changement quel qu’il soit? Un fauteuil roulant? NOOOOOOOOONNNNNNNNNN! SURTOUT PAS!!! Je n’allais pas me rabaisser à une chose pareille!!! Que diraient les collègues, la famille? Quel outil pratique, mais combien difficile à passer inaperçu!

Eh bien, malgré toutes mes appréhensions, malgré mes petites craintes sans fondement, j’ai fini par écouter ma jambe et par faire l’acquisition de mon bolide, mon joyeux complice: mon fauteuil roulant. Eh oui! Pas un complice inséparable, non! Mais un allié précieux lorsque vient le temps de marcher beaucoup et longtemps ou d’être assise longtemps dans des positions plus ou moins confortables. Malgré toute l’oppositionn que je ressentais face à cette idée, inutile de vous dire combien, aujourd’hui, je suis contente de l’avoir, mon super fauteuil!

Au fur et à mesure que j’apprenais à apprivoiser mon nouvel outil, je réalisais à quel point j’avais acquis de liberté en même temps que le fauteuil lui-même. Combien de fois j’ai choisi d’attendre dans l’auto au lieu d’accompagner mon bien-aimé dans les grands magasins ou les centres commerciaux parce que la marche aurait été trop exigente! De combien d’activités je me privais, parce que les places assises étaient inconfortables! En acceptant d’écouter mon corps, j’ai eu la liberté comme récompense!

Oui, ceux qui m’ont croisé à bord de mon fauteuil ont fait le saut, c’est vrai. Mais ils ont constaté, par la même occasion, ma vitalité retrouvée.

La leçon que je tire de cet épisode de ma vie? On a beau jouer les superman ou woman, peu importe! Si la santé refuse de se pointer au rendez-vous, qu’on le veuille ou non, on se DOIT de réviser nos positions et d’agir pour le bien de notre santé. En bout de ligne, je suis fière de servir ma santé!

Commentaires sur ce billet

  1. Bernard Gendron says:

    Très beau message.
    Je viens d’écouter l’entrevue d’une heure que tu as eu avec Eric.
    Concernant l’implantation des cellules chouche, le $40000 nécessaire, c’était quand??
    Si c’a c’est réaliser?? Le résultat???
    Ai regardé l’entrevue de ta famille à Tout le monde en parle .
    J’écoute la musique des Daraiche, entre autre Émilie avec Paul Daraiche.
    Je suis un peu mélangé entre Émilie et Katia Daraiche.
    Est ce que Émilie et Katia est la même personne???
    En un mot Katia, j’aime beaucoup ce que j’ai vu et entendu.
    Merci de me répondre ?❤? Bernard

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