Des petits bouts de moi #9: Secondaire prématuré — Adolescence accélérée

Quel plaisir de vous retrouver enfin pour continuer à vous offrir mes Petits bouts de moi. Pour ce neuvième article, j’aimerais vous raconter comment je fus propulsée au secondaire et, par la même occasion, dans le tumultueux monde de l’adolescence.

À 10 ans, j’étais, comme la plupart des écoliers, en cinquième année. Mais il y avait, à notre charmante école Nazareth et Louis-Braille, une particularité remarquable: les classes contenaient de très petits groupes d’élèves. Ainsi, en cinquième année, nous étions exactement 3 élèves. Alors, imaginez la facilité avec laquelle je pourrais avoir recours à l’aide du professeur en tout temps.

C’est donc dans ces conditions exceptionnelle que je fis ma cinquième année, si bien qu’au retour de la période des fêtes, j’avais passé avec une facilité désarmante à travers tout le programme scolaire prévu pour la cinquième année. Il restait donc 5 mois où je n’avais strictement… plus rien à faire.

Devant cette situation pour le moins exceptionnelle, mon professeur, madame Marie-Cécile Leclerc, me convoqua pour une rencontre dont je me souviendrai toute ma vie. Elle me dit ceci: «Tu vois, Katia, dans la période de l’année scolaire qui s’échelonnait avant les fêtes, tu as pu, étant donné que tu parvenais à avancer très vite dans le programme, terminer tout ce qui était prévu pour un élève de cinquième année.» Évidemment, je n’en croyais pas mes oreilles. Je lui demandais, d’un air totalement incrédule: «Quoi? Pour vrai?» Et elle de me répondre: «Oui, pour vrai. Cela voudrait dire que tu n’aurais plus rien à faire à partir de maintenant et ce jusqu’à la fin de l’année.» Je lui ai demandé: «Bien alors, qu’est-ce qu’il faut faire?» Elle me fit alors cette proposition: «Je me suis réunie avec tous les professeurs du niveau secondaire, avec la direction de l’école aussi afin de trouver la meilleure solution possible et voici ce que nous te proposons. Que dirais-tu d’essayer de commencer ta sixième année tout de suite? Si tu parviens à la terminer d’ici la fin de l’année, tant mieux! Sinon, ne t’inquiète surtout pas. Tu auras toute l’année prochaine pour y revenir et la faire au moment où tu l’aurais normalement complétée. Si tu réussissais à traverser le programme de sixième année avant la fin de cette année-ci, cela te ferait gagner du temps, c’est vrai. Mais tu ne dois surtout pas te mettre de pression. C’est juste un essai et tant mieux si cela peut t’aider plus tard à parvenir plus rapidement à tes objectifs futurs en t’ayant fait gagner une année.»

Après avoir écouté avec la plus grande attention la proposition qui venait de m’être faite, j’étais complètement estomaquée. Bien entendu, j’étais honorée que l’on croie en moi à un tel point, que l’on me fasse une telle confiance pour être à ce point sûr qu’une telle formule puisse marcher. Ma réponse était déjà toute prête: un gros OUI plein de joie et d’allégresse! La seule petite ombre à mon tableau, le seul petit nuage dans mon ciel bleu: qu’allait-on penser de moi parmi mes camarades de classe? Allait-on être fier pour moi ou plutôt m’envier ce qui m’arrivait et se mettre à me bouder ou à me voir comme une petite prétentieuse qui veut dépasser tout le monde (ce qui n’est vraiment pas mon genre)… Mais c’étaient les craintes que je nourrissais dans ma petite tête d’enfant de 10 ans.

j’ai tout de même accepté la proposition que me faisaient mes professeurs présents et futurs et j’ai sauté à pieds joints dans cette nouvelle aventure arrivée prématurément: la sixième année à 10 ans! Yé! Avec du travail intensif et constant, je suis parvenue, à la fin de cette année scolaire, à traverser le programme de sixième année avec autant de facilité que celui de cinquième. J’étais donc prête à passer à l’autre étape, très importante et non la moindre pour l’année suivante: le secondaire!

Et qui dit secondaire dit début de l’adolescence… Tout cela est arrivé en accéléré pour moi et j’ai su suivre la cadence sans problème, mais non sans avoir parfois l’impression que mes amis du secondaire se compliquaient la vie pour des riens à mon avis… (rire) J’avais une amie, entre autres, qui était presque constamment en peine d’amour. Je trouvais qu’elle se cassait donc la tête pour être malheureuse alors qu’elle aurait pu s’offrir du bonheur en étant bien avec elle-même… Mais bon… Je la consolais de mon mieux. J’ai commencé à avoir des sentiments pour des garçons moi aussi, cette année-là, mais un peu plus tard. Je dirais, dans la deuxième moitié de cette année-là.

L’aspect académique de mon secondaire 1 se passait très bien, d’autant plus que le programme était bâti en fonction de la dynamique suivante: les secondaires 1 et 2 devaient se faire en trois ans. Donc, c’était un peu comme si je faisais ma première moitié de secondaire 1 durant cette année-là, ce qui permettait d’aller plus en profondeur dans la matière apprise et de moins condenser l’apprentissage, certainement. Alors, l’école, ça allait très bien.Je vous reviendrai plus en détail avec l’aspect amoureux de cette époque-là, puisque, bien sûr, j’ai suivi le rythme et j’ai permis à mon coeur de se laisser gagner par l’euphorie de l’amour à certaines occasions.

J’espère que ce petit bout de moi vous aura plu et permis d’en savoir encore un petit peu plus. Il me reste bien des choses à vous raconter… À très bientôt!

Commentaires sur ce billet

  1. Salut! Parcours accéléré pour une fille qui semble en avoir les capacités! ; ) C’est intéressant de te lire!! Bravo! : )

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