Des petits bouts de moi #19: Repoussante ou attirante?

Nous sommes en juin 1991. Enfin, le cauchemar est terminé; les souffrances sont derrière moi. Si je fais le bilan de l’état dans lequel je me trouve à ce moment, j’ai une santé et une énergie retrouvées, j’ai un genou gauche qui plie à un peu plus de 90 degrés, ce qui me permet de marcher aisément. Ma jambe gauche est douce, mis à part les endroits où des cicatrices ou greffes de peau s’y trouvent. Elle n’est pas encore enflée; elle a donc, si je suis en pantalons, un aspect égal à l’autre. On ne voit de différence marquée que si j’ose me promener en culottes courtes. La seule chose qui pourrait laisser paraître que je relève d’un accident est que j’ai un problème d’équilibre qui demeure, qui fait que j’ai besoin de me tenir à une rampe pour monter ou descendre un escalier. Sinon, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Bien sûr, je marche un peu moins longtemps qu’auparavant, mais cela ne m’empêche en rien de fonctionner à peu près normalement. Il aura seulement fallu que ma mère fasse effectuer quelques adaptations à la maison pour me faciliter les choses. Entre autres, il fallait monter une marche assez haute pour accéder au petit trottoir qui menait chez nous; des rampes ont donc été installées pour me permettre de la monter sans problème. Aussi, dans la salle de bain, des barres d’appui ont été installées dans la baignoire pour me faciliter le moment du bain. Pour le reste, tout était parfait.

Quelques semaines après mon retour à la maison, deux grandes fêtes ont bientôt été organisées en mon honneur. Deux parce que bien différentes par les invités qui s’y retrouvaient. La première s’était faite avec plusieurs artistes invités qui avaient gentiment accepté de venir chanter pour moi; la deuxième était aussi avec des artistes, mais en plus, ma mère s’était chargée d’inviter plusieurs personnes qui avaient joué un rôle clé dans mon rétablissement. On retrouvait donc des infirmiers qui m’avaient soignée, autant à Sainte-Justine qu’à Marie-Enfant, en plus de membres de la famille et de nombreux amis. J’avais éprouvé beaucoup d’émotion lorsque vint le moment de prononcer un discours vers la fin de cette soirée. Je me rendais compte que non seulement j’avais tissé des liens durant cette période charnière de ma vie, mais ces personnes s’étaient attachées à moi de façon réciproque et avaient tenu à venir me témoigner leur amitié.

Peu après ces événements grandioses, j’ai repris la carrière musicale, en plus de m’être réinscrite au Cégep afin de poursuivre mes études en musique là où je m’étais arrêtée.

En même temps que je reprenais pied dans la réalité tout doucement, je recommençais à fréquenter mes amis et aussi Miguel, dont j’ai parlé un peu plus tôt dans des petits bouts de moi précédents. Durant mon hospitalisation, Miguel venait souvent me voir et je me rendais compte que j’en étais encore amoureuse. Il faut tout de même que je fasse un petit aparté: lorsque j’ai eu l’accident, j’avais un amoureux, mais notre relation s’est terminée très peu après le début de mon hospitalisation pour des raisons particulières. Donc, chaque fois que Miguel venait me visiter,je sentais que mes sentiments pour lui étaient bel et bien présents et que je voulais vraiment me retrouver à nouveau en relation avec lui.

Un jour, j’invitai Miguel à me rendre visite à la maison. Nous étions en plein été; le soleil était radieux et il faisait une chaleur qui donnait envie de se prélasser dans une piscine, ou à tout le moins d’être vêtu le plus légèrement possible. J’étais donc, ce jour-là, habillée de façon à me sentir aussi confortable que possible: en culottes courtes et chandail à manches courtes, évidemment. Tout ce qu’il y a de plus été, autrement dit. À un certain moment, nous étions assis sur le balcon arrière, bavardant joyeusement. Tout à coup, Miguel rapproche sa chaise de la mienne et m’enlace tendrement. C’était un moment absolument magique, comme je l’avais rêvé tout au long de mes longues heures de souffrance… Cette langoureuse étreinte céda bientôt la place à des caresses aussi fougueuses qu’intenses au cours desquelles la main de Miguel se promenait, à la découverte de ce corps qu’il retrouvait enfin après tant de mois d’absence… Ses caresses s’égarèrent partout sur moi, pour aller se perdre sur mes jambes, puis évidemment sur la gauche, puis la cuisse, pour finalement aboutir précisément à l’endroit où j’avais une greffe de peau d’une dimension imposante qui se retrouvait dans un creux très important. La réaction de Miguel fut instantanée, puis arriva sur moi comme un coup en plein coeur: «Ouache!!! C’est ça, une greffe de peau? Ouache!!!»… Imaginez… C’était non seulement comme être rejetée, mais plutôt éjectée. Lorsque j’ai reçu cette exclamation en plein visage, c’était aussi terrible pour moi que de me faire dire «Oh, Katia, comme tu es repoussante!»…

À ce moment, j’avais l’impression que tous les gens du sexe opposé auraient la même réaction et que, donc, inexorablement, on me regarderait toujours avec dégoût à partir du moment où viendrait le moment fatidique de retirer mon pantalon.

Pour moi, après cette douloureuse impression aussi fausse qu’indéniable, il n’était plus question de renouer amoureusement avec Miguel ni avec quiconque, de toute façon. Je me disais que j’allais me concentrer à remettre ma vie sur les rails: reprendre la chanson ainsi que les études, voilà ce qui importait.

À cette époque, nous faisions carrière en duo, mon père et moi, en plus de donner quelques spectacles en famille, tel que nous avions commencé à le faire l’été précédant l’accident. Le 22 juin de cette même année, nous chantions dans un cabaret appelé le Vieux Ranch, situé rue Saint-Laurent à Montréal. Mon père et moi avions un plaisir fou à chanter ensemble. Notre complicité était telle que tous la voyaient et s’en émouvaient à chaque performance. Nous nous amusions bien plus que nous travaillions, tellement c’était un plaisir pour nous de chanter ensemble (ce qui est toujours le cas aujourd’hui, d’ailleurs!).

Entre les deux spectacles que nous avions à donner ce soir-là, un jeune homme vint s’adresser à moi à peu près en ces termes: «Salut Katia. C’est la première fois que je viens te parler, mais je te suis depuis très longtemps sans jamais oser venir te voir directement. Je viens t’entendre en spectacle et espère en silence avoir un jour la chance de mieux te connaître, mais j’étais toujours trop gêné de t’approcher. Je suis auteur, compositeur, interprète et guitariste Country. J’adore faire de la bouffe (et je la fais bien en plus!). Je connais très bien Jules, votre guitariste. Je vais aller chanter une chanson dans quelques minutes. Écoute bien, cette chanson sera pour toi». Je reçus ce témoignage avec beaucoup d’émotion, mais en même temps, tout cela s’embrouillait dans mon esprit. Je n’arrivais pas à croire ce que je venais d’entendre. C’était comme dans les plus beaux contes de fées, ou plutôt, devrais-je dire, comme dans mes rêves les plus secrets et les plus fous! Était-ce possible qu’un admirateur secret me suive depuis belle lurette sans jamais se présenter et, n’en pouvant plus, finisse par se dévoiler? J’étais littéralement abasourdie par cet aveu, éprouvant un mélange d’incrédulité et d’euphorie.

Quelques minutes plus tard, en effet, un dénommé Éric Ouellette est appelé à monter sur la scène pour interpréter une chanson. Il choisit d’interpréter un grand succès de Randy Travis intitulé « On the other hand » que je connaissais très bien. Serez-vous étonné si je vous dis que j’ai à peine entendu sa chanson, tellement mon excitation était grande? (rire) Mais j’ai tout de même pu constater que ce que j’ai entendu était des centaines de fois meilleur que ce que je m’attendais à entendre… Eh oui, pour avoir fréquenté des tas d’endroits où se produisait des artistes Country de tout acabit et pour avoir très souvent entendu des performances tout aussi médiocres qu’on me les avait présenté comme exceptionnelles, j’étais convaincue que le type qui m’avait abordé se croyait génial mais qu’il n’en serait rien. Mais non. Il était tout aussi talentueux que ma peur qu’il ne le soit pas. Mais, honnêtement, c’est tout ce qui me reste comme souvenir de sa prestation: ma grande surprise en constatant qu’il avait tout pour faire du bon Country.

Lorsque les musiciens ont pris leur pause avant notre deuxième spectacle, j’entrepris de m’adresser à Jules, le guitariste qui, apparemment, connaissait bien mon admirateur secret. Je commençai donc à le bombarder de questions, allant de «Est-ce vrai qu’Éric Ouellette suit mes spectacles depuis longtemps sans jamais oser venir me parler?» à »Il est comment?» ou à «Il t’a dit quoi sur moi?». Ce qui ressortit de mon sondage express était que oui, Éric suivait ma carrière silencieusement mais assidûment depuis très longtemps et oui, effectivement, il avait le béguin pour moi mais était trop timide pour se présenter. Selon Jules, c’était un garçon doux, gentil, rieur… Un match parfait, en résumé.

Une fois le deuxième spectacle terminé, j’ai demandé à le revoir pour le féliciter pour sa performance et, également, lui offrir de prendre en note mon numéro de téléphone. C’était si beau de le voir courir après un crayon en toute hâte pour pouvoir le noter (sourire). Ensuite, il déambulait dans le bar, son petit papier à la main, tout victorieux qu’il était après cet heureux dénouement.

Dans toute l’excitation engendrée par cette bienheureuse surprise, Éric avait toutefois oublié de me rendre la pareille en me donnant ses coordonnées à son tour. Je me retrouvai donc un peu embarrassée, voulant moi aussi pouvoir l’appeler si la gêne le retenait trop longtemps avant de communiquer avec moi (rire). J’ai donc exposé mon embarras à ce cher Jules qui avait la réponse toute prête pour régler mon apparent problème! Il m’a dit quelque chose comme: «Je vais te le donner, moi, son numéro. Il a peut-être juste oublié de le faire lui-même, tout énervé qu’il était par la tournure des événements. Ne sois pas gênée et appelle-le; il sera tellement content, je t’assure!». C’est donc ce que je fis, deux jours après cette émouvante rencontre.

D’une conversation à l’autre, toujours de plus en plus longue, nous nous rendions compte que nous étions très semblables et collectionnions les points en commun avec une surprise et une joie toujours renouvelées. Devant cette évidence que cette relation avait tout le potentiel de s’épanouir, nous avons décidé de nous revoir, bien entendu et à peine un mois plus tard, nous avions décidé de nous lancer ensemble amoureusement.

Il restait tout de même un obstacle de taille, du moins pour moi. Puisque nous étions en pleine saison estivale, ma mère possédait une roulotte sur un terrain de camping et nous y passions le plus clair de notre temps. Éric a donc été invité à venir camper avec nous assez rapidement et qui dit camping dit… maillot de bain, short, jambe exposée, toutes cicatrices en vue… Bien sûr, je ne pouvais passer à côté d’une telle opportunité de passer plusieurs jours consécutifs avec Éric, alors j’ai accepté qu’il nous rejoigne au Camping Rouville où nous étions installés.

Lorsque nous étions là-bas, j’avais un triporteur qui me permettait de me déplacer aisément dans tout le camping, puisque je ne pouvais marcher très longtemps et que cet endroit était immense, semblable à une véritable petite ville. Sur mon bolide, je m’amusais ferme! J’arpentais les rues, ayant appris par coeur tous les trajets qui me permettaient d’aller partout où je voulais. J’étais complètement émerveillée de pouvoir conduire enfin un petit véhicule moi-même et me faisais des scénarios aussi infantiles qu’invraisemblables, m’imaginant que mon triporteur était une voiture super puissante et les rues du camping de grandes artères de ville ou des grandes routes! (rire) Je m’amusais même à me stationner dans toutes sortes d’endroits, parfois simples mais pas toujours, m’y reprenant à plusieurs reprises, comme on le sent en voiture (rire).

Au moment où Éric est arrivé au camping pour la première fois, j’étais partie me balader et à mon retour, j’ai dû affronter mes démons d’un seul coup. Puisqu’il était arrivé un peu plus tôt que prévu, je n’aurai pas eu le temps de m’habiller un peu moins légèrement avant son arrivée. Il me vit donc franchir la clôture qui bordait notre terrain, en maillot de bain… Au secours! Je ne pouvais me dérober à son regard à présent. Je ne pouvais rien dissimuler de tout ce que je ne voulais pas qu’il voie, pas tout de suite du moins… De plus, à cette époque, j’avais une imposante cicatrice qui avait l’aspect d’un énorme kyste en haut de ma poitrine, là où on avait autrefois placé un cathéter à trois branches pour me soigner. Une fois que ce cathéter fut retiré, la plaie avait mal cicatrisé, ce qui donnait cette espèce de bosse tout à fait affreuse qui me faisait honte tout autant que les trous que j’avais à la cuisse et au mollet gauche… Catastrophe! Même au volant de mon super bolide ou ma jambe ne sautait pas encore au visage, cette maudite protubérance, elle, vous explosait en pleine figure… J’avais l’impression qu’on ne voyait qu’elle! Quoi qu’il en soit, je n’allais pas reculer ni courir me cacher (je ne l’aurais pas pu, de toute façon). Je descendis donc de mon triporteur et me jetai dans ses bras, comme si de rien n’était, et… au lieu de me dévisager, de me repousser ou d’avoir un quelconque geste de malaise ou de répulsion auquel je me serais attendue presque obligatoirement, Éric a agi avec moi aussi naturellement que si j’avais un corps de déesse! J’étais totalement déroutée. Je me disais: «Un jour, il va regarder comme il faut et reculer, c’est presque assuré». Mais il n’en fut rien.

Un jour, même, il me demanda la permission de toucher mes différentes greffes et cicatrices. J’ai accepté, bien sûr, éprouvant un malaise certain, m’attendant à tout instant à voir Éric réagir de la même façon que l’avait fait Miguel un mois auparavant. Mais non. Plutôt que ça, il caressait ma jambe avec un respect et une douceur extraordinaires, me mettant ainsi tout à fait à l’aise avec lui et également avec mon nouveau corps que je devais apprendre à réapprivoiser et surtout à aimer, malgré ses nouvelles imperfections.

J’ai donc, tout doucement, accepté de me laisser aller à cette merveilleuse relation amoureuse qui aura duré 3 belles années. Avec Éric, j’ai réalisé de nombreux projets professionnels et me suis épanouie énormément, puisqu’il avait une totale confiance en moi et savait me transmettre cette confiance de façon à me donner des ailes.

J’élaborerai sur ces belles réalisations dans les prochains petits bouts de moi.

Merci de votre merveilleuse assiduité et de vos émouvants témoignages. Je suis toujours extrêmement touchée de vous lire.

Commentaires sur ce billet

  1. Jocelyn St-Pierre says:

    Merci Katia de te livrer à « coeur ouvert » pour nous tes fans. Bravo pour ton courage . Tu es un exemple de courage, de bravoure et de ténacité. merci pour tout… En passant j’ai bien hâte que tu nous présentes un nouvel album

    • Merci infiniment Jocelyn! C’est très gentil à toi. Me livrer à mes fans est un réel bonheur pour moi. Puisque je les aime, je veux qu’ils me sentent aussi proches d’eux que possible. Et puis, pour un futur album, j’en parlerai dès que ce sera un projet imminent. J’ai très hâte, évidemment! 🙂 Encore merci à toi et au plaisir de te relire!

  2. Bonjour ma fille que j aime! Toujours touchant de te lire et tu es tellement précise, que de souvenirs. malgré toute tes souffrances tu réussi à me faire sourire. J ai hâte de lire le prochain. Mamanxxxx

    • Wow! Un commentaire de mon adorable petite maman sur mon blogue! Quel plaisir de te lire, chère maman… Eh bien oui, on peut dire que mes souvenirs sont assez clairs. 🙂 Ils sont même à cepoint précis que lorsque je me raconte, j’ai l’impression de m’y trouver encore… 🙂 Je suis si heureuse que ces petits bouts de ma vie te plaisent, même s’ils racontent parfois des moments plutôt éprouvants que nous avons vécus ensemble ou d’une façon différente chacun à notre façon. Merci pour ton appui; tu me fais du bien. Je t’aime xxx

  3. aline racine says:

    WOW!!! Je viens de passer au travers tout ton blogue c’est génial comme tu écris bien. Quel talent tu sais nous émouvoir au larmes et aussi nous envelloper d’une telle douceur dans tes récits. Une publication comme auteur ça ne te tentes pas?
    Maintenant que j’ai découvert ton cériture sois assuré que je vais te suivre régulièrement.
    Tu es un bel exemple de courage et persévérance on a tous une leçon à tirer de tes expériences et la façon avec laquelle tu as su les aborder!

    Aline une nouvelle lectrice qui te seras fidèle.

    • Bonjour à toi, chère Aline. Un gros merci pour ce magnifique commentaire! Une publication? Bien sûr que ça m’intéresse! J’y travaille activement, en fait. En plus, dans un livre, ce sera beaucoup plus complet. Ici, je raconte les choses de manière un peu plus condensée, mais dans un éventuel livre, il y aura beaucoup plus de détails. J’irai en profondeur dans toutes sortes de directions et dans une foule de choses qui ont été importantes dans mon parcours, même si n’étale pas nécessairement tout ici. Je suis heureuse que mes petits bouts de vie te plaisent. Continue à me suivre; tu verras, c’est bien loin d’être terminé. 🙂 Merci de ta belle fidélité et au plaisir de te relire!

  4. Monic Dubé says:

    Salut Katia,
    Moi qui n’a plus le temps de lire je me suis intéressée à tes écrits.
    Que d’émotions ont fait surgir en moi cette souffrance non voulue.
    Ça a été un pur bonheur de te lire. A cette lecture de tes petits bouts de toi,
    j’ai senti que les liens familiaux sont tellement importants dans les moments joyeux ou souffrants de notre vie. Ce sont ces mêmes liens que nous transmettons à notre tour à nos enfants et qui font que nous avançons vers le large, toujours en regardant à l’horizon en quête de nouveaux chemins de plus en plus sereins et empreints de sagesse. Je t’admire avec un grand A et je continue de te suivre à distance. Ciao !

    P.S. Pour ta gouverne j’apprécie beaucoup tes petites historiettes et je les verrait bien dans une biographie, tu as une très belle plume !

    • Bonjour Monique… Oh! Merci pour ce merveilleux commentaire! Oui, tu as bien raison… La famille est précieuse en tout temps. Le support que nous pouvons tous nous apporter est si important et réconfortant aussi… Je suis heureuse que ces petits bouts de ma vie te plaisent. Merci de continuer à me suivre et à commenter tant que tu en as envie. Oui, je suis à retravailler chacun des textes dans le but de vous offrir un livre éventuel, encore plus complet que ce que j’écris présentement. Je te remercie infiniment pour ces bons mots pour moi. Au plaisir!

  5. J avoue qu il y a sacre bout de temps que je n avais pas eu autant de plaisir avec une lecture de cette qualite !!!

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